La revue de presse made in mamie

novembre 27th, 2007

Super Chéri ne connaissait pas la revue de presse made in ma grand-mère jusqu’à il y a quelques mois, quand nous avons reçu une enveloppe pleine de coupures du Figaro magazine, du Nice Matin, Nouveau Détective, etc. ayant pour but de nous informer sur des sujets qui, selon elle, seraient susceptibles de nous concerner. Pourtant, la revue de presse de mamie, c’est une institution dans la famille !

Depuis toujours, je suis habituée à trouver de temps à autres, dans la boîte aux lettres familiale, une enveloppe pleine d’articles de journaux émanant de ma grand-mère maternelle. Chaque coupure est soigneusement découpée, mentionne le nom du destinataire (Sugar, maman Sugar, etc.) et est barrée du côté à ne pas lire ; au moins on sait ou mamie veut en venir !

Ainsi, quand je me suis expatriée j’ai reçu des articles du Nouveau Détective concernant le dépeceur de Mons. Lorsqu’elle a appris que j’allais séjourner en République Dominicaine (J – 7 !!), j’ai eu des articles sur les kidnappings d’enfants à Haïti, plus le Figaro magazine avec marqué « Sugar, pages XX à YY » pour que je lise le dossier spécial été. Cette semaine, j’ai trouvé une nouvelle enveloppe dans mon courrier. Que me concocte-t-elle cette fois-ci ? Un article sur le salaire des attachés de presse (mamie n’a toujours pas compris que je ne bosse plus dans la com, mais la R.H., mais pour elle ça doit être pareil), et deux sur l’éventuelle scission de la Belgique au cas où les médias ici n’en parleraient pas assez ! :p

Pour l’anecdote, l’article concernant les kidnappings d’enfants, je ne l’avais jamais lu au paravent alors que toutes les semaines on pique le Nouveau Détective de ma belle-mère. *Je sais, j’ai des lectures hautement intellectuelles* En regardant la date, je vois qu’il date de début 2006 ! Je m’interroge alors : combien de temps garde t’elle les coupures ? En stocke t-elle par thème dans le garage en prévision qu’un membre de la famille développe un jour un intérêt quelconque pour un sujet en particulier ?

Cette manie amuse toute la famille, mais nous touche également du fait que ça part d’une bonne intention. En revanche, elle déteint sur nous. Ma mère a trouvé des recettes et adresses web sur les allergies alimentaires. Au lieu de m’envoyer les liens, elle les a soigneusement imprimés et envoyés par la poste. Au téléphone, je n’ai pu m’empêcher de lui dire « tu fais comme mamie ! ». Elle a ri et m’a dit que ma sœur lui a fait exactement la même réflexion hihi !

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2 Responses to “La revue de presse made in mamie”

  1. Nancy dit :

    La revue de Presse de Nancy made in Québec

    Tourisme, samedi, 24 novembre 2007, p. A45

    Chaleureux et accueillants les Dominicains

    Voisard, Anne-Marie
    Collaboration spéciale; Le Soleil

    Peuple chaleureux, accueillant. Les Dominicains ne demandent qu’à échanger, pour peu que les touristes sortent de leur tour d’ivoire, les hôtels qui les tiennent à l’écart du vrai monde, où l’on communique en anglais.

    La connaissance de l’espagnol est un atout. Encore que le français surgisse dans des lieux inattendus. Parmi les vendeurs itinérants de Playa Grande ou dans les kiosques aménagés près de la plage de Sosua. Margarita, une jeune noire au sourire irrésistible, confectionne des tresses. Son voisin, tout aussi noir, vend des tableaux. Il s’exprime dans une langue châtiée. Tous deux sont Haïtiens. Les plus pauvres d’entre les pauvres.

    « L’animosité n’est pas due au racisme, mais à la guerre », dit Carlos Romero, notre guide pendant une semaine, à propos des héritiers de Duvalier, qui occupent le tiers de l’île d’Hispaniola, mais débordent la frontière dans l’espoir de trouver du travail. Ce sont eux, souvent, qu’on voit dans les plantations de canne à sucre ou sur les chantiers de construction où les moyens demeurent archaïques.

    La vie n’est facile pour personne dans ce pays où le salaire minimum s’établit à 6000 pesos, soit 175 $ par mois environ. Et ce ne sont pas tous qui le reçoivent. Heureusement que la nature compense par sa richesse exceptionnelle. Il suffit de tendre le bras pour cueillir une mangue ou un avocat. Dès qu’on sort des villes, les poulets courent en liberté autour des maisons. On croise aussi des fermes d’élevage. Mais l’alimentation en eau pose problème. Et l’électricité, peu fiable, coûte cher.

    Tout compte fait, la plupart des gens préfèrent s’accommoder. Les enfants sont mis très tôt à contribution. Ils vont à l’école, ou le matin ou l’après-midi. Ce qui leur permet d’aider à la récolte du cacao, et d’avaler un bon chocolat chaud avant de partir sur les routes. Les squeegees ont 10 ans.

    Mais les gens ne semblent pas malheureux pour autant. Les femmes font le lavage dans de vieilles lessiveuses. Elles étendent le linge le long des clôtures. Les hommes conduisent d’anciens pick-up en état de décomposition avancée (parfois un cheval ou un âne), et se soucient peu des règlements. La musique joue à tue-tête. Partout, elle est intarissable. Si bien qu’on s’habitue. Les airs nous deviennent familiers.

    Salsa, bachata, merengue ! Les Dominicains ont le rythme dans le sang. Excellents danseurs. D’un naturel bon enfant, ils ont le rire facile. Leur compagnie est agréable. Surtout qu’ils manifestent une rare ouverture envers les touristes que nous sommes.
    SOURCE: Journal Le Droit
    Tourisme, samedi, 24 novembre 2007, p. A45

  2. Ni dit :

    De passage sur ton blog :)
    Je ne te connais pas mais je trouve que ta mamie est excellente !!!

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